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Spectacle troublant et merveilleux, à la lueur majestueuse d’un orient de splendeurs, de violences et de délices. Tout à la beauté d’un exotisme poussé jusqu’à l’illusion onirique et fantastique parfois lente et souvent secouée de soubresauts bondissants.

 

Spectacle envoutant où musiques, narrations et jeux s’entremêlent pour nous envelopper tout le long.

 

Récit de voyage, histoire d’amitié mêlée d’inimitié, long cri d’amour passionnel, péripéties fabuleuses de la vie d’un dictateur autant cruel et craint que sensible et amoureux, ce spectacle raconte ce qu'aurait pu être les 16 années de jeunesse que Marco Polo, fils de marchand vénitien, a passé auprès de l’empereur mongol Kubilai Khan, conquérant sauvage et puissant, devenu maître de l’empire de Chine.

 

Écrite et mise en scène par Éric Bouvron, cette aventure musicale et poétique autant que romanesque et épique crée avant tout une ambiance propice à une invitation vers un ailleurs merveilleux. Celui du conte ou du rêve éveillé dans lequel il convient de se laisser prendre pour le savourer tout à fait.

 

Une expression dramatique épurée égrène les séquences de ce périple mouvementé et initiatique de Marco Polo, de ses confrontations avec l’empereur Khan et de ses élans et ébats amoureux avec la quatrième épouse, l’Hirondelle de Khan.

 

Laurent Maurel joue l’empereur avec une puissance et une sensibilité remarquables. Jade Phan-Gia joue l’Hirondelle de Khan avec une présence éthérée charmante et charmeuse. Kamel Isker (ce soir-là) joue un Marco Polo à la jeunesse fougueuse, peut-être un peu trop en force par moments.

 

Ils sont tous les trois convaincants.

 

Quatre musiciens jouent en direct, quatre virtuoses.

 

Trois musiciennes évoluent parmi les comédiens, à la manière de bonzes errantes, dansant parfois des sortes de pantomimes à la gestuelle codifiée faisant penser à des rituels festifs.

 

Cécilia Meltzer, impressionnante mezzo-soprano, œuvrant d’une voix claire et veloutée, se déplace comme une déesse, glissant ici et là dans l’histoire. Ganchimeg Sandag, chante d’une voix blanche et crue des mélopées tenues, s’accompagnant d’un shanz (sorte de banjo à 3 cordes). Bouzhigmaa Santaro joue du morin khuur (sorte de vièle à 2 cordes).

 

Un autre musicien, Didier Simione, installé sur le côté cour derrière un ensemble synthétiseur/hang, accompagne le jeu des musiciennes et des comédiens.

 

Une surprenante histoire d’amour et de passions que cet étrange et merveilleux récit de voyage en musique, au pays de l’orient. Une échappée belle dans l’imaginaire d’un conte venu d’ailleurs.

 

 

 

Texte et Mise en scène d'Éric Bouvron assisté de Victoire Berger-Perrin. Collaboration artistique de Damien Ricour-Ghinea. Costumes de Sarah Colas. Lumières d'Edwin Garnier.

 

Avec Jade Phan-Gia, Laurent Maurel, Kamel Isker en alternance avec Eliott Lerner.


Musiques et chants : Ganchimeg Sandag, Bouzhigmaa Santaro, Cécilia Meltzer et Didier Simione.


 

 


Du mardi au samedi 21h00 et le samedi à 15h30

5 rue La Bruyère, Paris 9ème

01.48.74.76.99 www.theatrelabruyere.com

 

- Photo © Marc O Carion -

- Photo © Marc O Carion -

- Photo © Marc O Carion -

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