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L’émotion au bord des yeux, les frissons dans les sourires, cette comédie au charme agréable d’un romantisme plein d’humour, nous berce et nous bouscule. Un voyage aux allures de bluette mais qui n’est rien moins qu’une jolie histoire d’amour impossible (ou pas).

 

Senda ne peut plus danser. Un accident, une blessure et sa vie est désormais bouleversée. Elle danse comme elle respire, elle danse pour vivre. Ne plus danser c’est…

 

Adémar est enseignant-chercheur et autiste aussi. Il est atteint de Troubles Envahissant du Développement, en fait un TED aux tics et TOC bien ancrés.

 

Il va bientôt recevoir une distinction pour ses travaux de recherche. Il se prépare à surmonter les épreuves que représente cette cérémonie où il devra danser, lui qui n’est pas vraiment à l’aise avec son corps jusqu’à ne pouvoir être touché par quiconque.

 

Ils habitent tous les deux le même immeuble. Alors, surmontant son effroi, Adémar va chez Senda sa voisine, pour lui demander non pas un petit morceau de mouche ou de vermisseau mais tout simplement de lui apprendre à danser.

 

Et là commence le début de la fin !... Ces deux handicapés de la vie vont se confronter et tenter de surmonter ce qui leur semblait insurmontable.

 

Y arriveront-ils ?

 

Attachants comme les personnages d’un conte, Senda et Adémar vont nous faire rire et sourire, drôles et émouvants. Nous remplir d’espoir et nous faire craindre le pire jusqu’au bout.

 

Les répliques fusent et les situations nous surprennent par une poésie tendre et un burlesque doux. L’empathie est prégnante, des sensations simples de bonheur nous traversent.

 

Andréa Bescond joue une Senga sensible, charmante et pêchue. Saisissante dans l’intensité qu’elle apporte aux émotions, caustique à souhait dans les réparties, elle enflamme son personnage d’un bouillonnant désir de vie.

 

Éric Métayer est un savoureux Adémar, jouant avec une finesse très adroite les postures de l’autisme jusqu’au bout des doigts, dans les regards et dans les intonations. Il porte en lui la vis comica que nous lui connaissons et éclaire les scènes d’une furieuse et drôlissime joie de vivre.

 

Un bon moment de théâtre-plaisir où le romantisme et l’humour s’allient pour un spectacle résolument sympathique.

 

 

 

De Mark St. Germain. Adaptation de Gérald Sibleyras. Lumières de Jean-Yves De Saint-Fuscien. Son de Vincent Lustaud. Décors d’Olivier Hébert. Costumes de Carole Beaupoil.

Mise en scène et interprétation : Andréa Bescond et Eric Métayer.

 


Du jeudi au samedi à 19h00, samedi à 17h00 et dimanche à 16h00

55 rue de Clichy, Paris 9ème

01.44.53.88.88 - www.theatredeloeuvre.com

 

- Photo © Stefan -

- Photo © Stefan -

- Photo © Émilie Deville -

- Photo © Émilie Deville -

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- Photo © Émilie Deville -

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