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Après que l’inconcevable soit venu traverser leur vie, la maladie d’Anna au dessein morbide, les liens du couple de Anna et Loïc sont ébranlés profondément. Une fois guérie, Anna ne peut plus envisager de vivre sa nouvelle vie sans la changer radicalement et la dédier délibérément à une quête de plaisirs sans contrainte, avec qui elle veut, quand et comme elle le veut. Sans envisager toutefois le bonheur sans Loïc.

 

Pauront-ils poursuivre ainsi leur chemin ensemble ou cette nouvelle vie en cours de téléchargement les fera trébucher et cassera l’équilibre ?

 

« L'homme de ma vie ? ... non juste ton assurance vieillesse »

 

Le face à face amoureux est poussé par Anna, la renaissante, aux limites intrépides du changement. Anna et Loïc, Anna sans Loïc, Loïc sans Anna ? Jusqu’à quels renoncements ou quelles quêtes d’absolus l’un et l’autre sont-ils capables d’aller ?

 

Ils s’aiment, on le comprend dès le début, mais la proposition d’Anna va les faire réfléchir à leurs raisons d’aimer comme à leurs raisons de vivre.

 

« Le désir d'avoir et la peur de perdre »

 

Mettre des mots sur ces questions, n’est-ce pas prendre le risque de se délivrer, de se découvrir, de se regarder au travers de l’autre et de jauger pour quoi ou pour qui on aime ? Quand l’amour est mis à l’épreuve du désir, le besoin d’aimer et celui d’être aimé peuvent-ils faire bon ménage ?

 

Un texte finement écrit de Jean-Mary Pierre, tout en tensions, filant le récit par touches successives et chronologiques, qui expose et interroge les attentes au sein d’un couple, la fidélité, la différence entre pratique sexuelle et acte d’amour, entre aimer et être aimé.

 

« Lee hommes ont les mêmes yeux pour l'amour et pour le sexe »

 

La mise en scène de Hélène Darche donne toutes les couleurs aux passages de doute et d'amour, de douleur et d’espoir dans la direction des jeux. La scénographie dépouillée renforce l’épure des images, poussant les mots jusqu’à nous.

 

Les jeux sont limpides et puissants, avec une crédibilité éclatante. Pernille Bergendorff et Philippe Nicaud nous emportent dans leur histoire. Une belle interprétation.

 

Une histoire prenante et surprenante par les questions qu’elle pose. Un spectacle agréable et très bien joué.

 

 

Spectacle vu le 22 juillet 2018,

Frédéric Perez

 

 

Une pièce de Jean-Mary Pierre. Mise en scène de Hélène Darche assistée par Gilles Pernet. Création lumières de Arnaud Bouvet. Scénographie de Stéphane Balny. Musique originale de Jason Meyer.

 

Avec Pernille Bergendorff et Philippe Nicaud.

 

 

VIVRE NE SUFFIT PAS à l’Espace Roseau

à 11h45 jusqu’au 29 juillet

 

 

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