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Un spectacle loufoque et foldingue, au charme fou de ces numéros de music-hall arrangés, avec clowneries et jonglages ici, où tout rate et rien n’est épargné.

 

Les rires et les fou-rires fusent. Tout le public est enfant et chacun trouve ou retrouve le bonheur de s’amuser de tout et de rien dans cette mitraillade délirante de gags et d’effets visuels, parsemée de vrais numéros circassiens.

 

C’est le troisième spectacle des Mangeurs de Lapin auquel j’assiste. Décidément, je les adore. Le plaisir est toujours aussi grand à retrouver leur vis comica reconnaissable. On apprécie les nouveaux « trucs » ou « machins » qu’ils inventent, préservant la touche qui est la leur tout en nous surprenant toujours plus.

 

Il y a sans nul doute une délicieuse poétique dans cet univers de non-sens jusqu'auboutiste qui se veut avant tout bienveillant. Le "clown" y est tendre, les catastrophes monstrueuses mais repérables, même si les surprises nous attendent au tournant. On a peur pour de faux, pour eux comme pour nous.

 

Ils sont fous, ils nous rendent fous. Ils sont heureux comme des sales mômes qui font des bêtises, nous sommes heureux de les avoir faites au travers d'eux. La mécanique du clown inversé est purement et simplement là. Du bel art.

 

C’est savoureusement et absurdement drôle. Un spectacle pour tous les âges, où chacun trouvera son compte de plaisirs et de rires. Une pause, une fraîcheur de jouvence. Courez-y !

 

 

Spectacle vu le 13 juillet,

Frédéric Perez

 

 

De, mise en scène et scénographie de M D L. Œil extérieur de Patrick Dordoigne. Lumières de Quentin Regnier. Costumes de H. Nagaï et V. Vigneron. Bottier : Maison Clairvoy. Régie plateau de Elsa Frezin.

 

Avec Dominic Baird-Smith, Jean-Philippe Buzaud et Sigrid La Chapelle. Musique en direct de Jorge Migoya.

 

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