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« Veuve, Aurora se voue totalement à une relation étroite et possessive avec sa fille Emma. Soucieuse d’échapper à sa mère, Emma épouse Flap, malgré les objections de sa mère. Elle s’en va et a trois enfants. Emma et Aurora conservent entre elles, malgré les difficultés et les heurs, un lien qui ne peut être rompu et elles restent en contact. »

 

Une comédie profondément touchante qui nous plonge dans la sensibilité des affres des liens affectifs et amoureux.

 

De la relation exclusive entre une mère et sa fille à la relation maritale de sa fille avec son époux, nous sommes emportés dans un voyage houleux des relations familiales complexes et pourtant si proches. Un voyage dans lequel chaque passager se sentira concerné à plusieurs titres et duquel il ne pourra s’échapper ni sortir tout à fait indemne.

 

Le texte de Dan Gordon et de Pierre Laville emprunte des chemins et des façons aux allures cinématographiques. Des scènes s’enchaînent et tissent par une habile progression une histoire émouvante que des pointes d’humour viennent ponctuer.

 

Mal d’amour et mal de vie, quels sont ces maux qui ne se disent pas mais qui sont portés ou qui surgissent dans les parcours de la mère et de la fille ? C’est beau et poignant.

 

La mise en scène de Johanna Boyé accompagne le mouvement donné par le texte avec habileté et précision tout en apportant une dimension existentielle implicite aux situations et aux personnages, que le texte ne dit pas. Une dimension qui invite l’imaginaire du spectateur à se nourrir de sa mémoire et de ses propres références.

 

Corinne Touzet et Salomé Villiers sont formidables. Mère et fille et toutes deux femmes amoureuses, elles sont totalement crédibles et touchantes. Les deux scènes finales sont mémorables, exemplaires de justesse et d’intensité. L’émotion passe la rampe et nous touche. Yannis Baraban, Grégory Benchenafi et Marine Duséhu les entourent avec harmonie. Un ensemble qui fonctionne à merveille.

 

Une belle histoire comme le sont les histoires de maux d’amour quand elles sont captivantes, comme ici. Un spectacle émouvant. Une interprétation remarquable.

 

Spectacle vu le 19 juillet,

Frédéric Perez

 

 

De Dan Gordon. Texte français de Pierre Laville. Mise en scène de Johanna Boyé assistée par Sophie Tzvetan. Décor et scénographie de Olivier Prost. Lumières de Cyril Manetta. Création Sonore de Mehdi Bourayou. Costumes de Marion Rebmann. Regie de Denis Schlepp.

 

Avec Yannis Baraban, Grégory Benchenafi, Marine Duséhu, Corinne Touzet et Salomé Villiers.

 

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