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Répandus, planifiés et codés, les applaudissements et les rappels au cours de la représentation se sont établis pendant longtemps en tant qu'usage voire habitus au théâtre, au concert comme à l'opéra. Puis heureusement, la parole du public, notamment au théâtre, devient moins fléchée, ses réactions moins subordonnées et normées, et son comportement sans doute plus émancipé.

 

« À la fin du 19ème siècle, se manifeste un désir d'établir plus de continuité dans l'agencement des représentations - ce qui concrètement se traduit par un usage moindre du rideau en cours de spectacle, et donc une diminution des sollicitations d'applaudissements. August Strindberg, par exemple, tente d'en limiter l'usage dès le moment de l'écriture. Comme il l'explique dans le paragraphe de la préface de ’’Mademoiselle Julie’’ consacrée à la suppression de la répartition en actes, les entractes nuisent à l'illusion et conduisent le spectateur à se soustraire à l'influence suggestive de l'auteur-magnétiseur » Alice Folco, ’’Saluts, rappels et fins de spectacle (XIXème – XXIème siècles)’’, Classiques Garnier, 2019.

 

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