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Ah ça mais, ça promet ! Oh que oui, ça promet !... Je vous le dis sans détour, ce que nous avons vu en répétition a un avant-gout au parfum de réussite, alléchant les papilles de l’émotion, ouvrant les écoutilles de la curiosité, donnant envie avec soif et pointant un plaisir certain à venir voir le spectacle, attisé avec une impatience qu’il nous faudra contenir jusqu’à la première, le jeudi 27 février.

 

Nous avons assisté ce jeudi 30 janvier à une répétition de la pièce « les Sincères » de Marivaux, mise en scène par Jean-Marie Ledo. Il s'agissait de la première séance de travail sur le plateau après plusieurs séances en salle de répétition.

 

Jean-Marie Ledo, comédien et metteur en scène du spectacle, nous accueille en nous rappelant que cette séance n'est pas un filage mais un travail en cours avec quelques scènes et passages, où recherches et tâtonnements, propositions et reprises, doutes et exclamations s'entremêlent et s’enchainent et se stabiliseront peu à peu.

 

Voir des artistes au travail, pour l’humble passionné de théâtre que je suis, c’est magique. Un cadeau. Un magnifique panier rempli de regards volés, une bouffée extraordinaire de sensations prises au dépourvu, des bribes de compréhension de la fabrique artistique, un enchantement émerveillé de ce qui fait et fera la féerie de l’éphémère tant de fois répété, testé, repris et surpris.

 

Jean-Marie Ledo montre une intelligence du texte qui attache sans doute autant sinon plus d’importance à l’argument, son contexte, et par là-même à ce qui définit les personnages, tisse les situations et les relations, stimule l’imaginaire du public. Son analyse du texte est précise, volontariste et cohérente avec l’esprit de l’auteur et sa propre approche de sa lecture. Il apporte sans dénaturer, il sert la pièce sans seulement restituer des répliques.

 

Ses choix dramaturgiques le conduisent à concevoir un espace de jeu permanent. Même si les personnages ne sont pas en scène, ils sont là, autour de ceux qui jouent. Ce qui l’intéresse est aussi au-delà de ce qui n’est pas écrit. « Montrer ce que j’ai envie de regarder » : les personnages qui sortent et ceux qui attendent, comment sont-ils touchés par ce qui a été dit et fait, et par ce qui le sera ? À l’instar d’autres metteurs qui comme lui écartent le champ de monstration de la pièce, hors « cage », stimulant l’attention du public en instillant des possibles.

 

Les comédiens Olivier Ducaillou, Guillaume Kovacs, Jean-Marie Ledo, Maïna Louboutin, Michèle Sevault et Natacha Simic, tous concentrés et très investis, nous ont donné à voir la qualité précieuse de cet art de la répétition du geste, du mot, de l’intention, de l’émotion et de la variation, pris et repris avec les nuances demandées, sans jamais faiblir, cherchant toujours à donner le meilleur. Impressionnants.

 

Un grand merci à toute la troupe et au metteur en scène qui nous ont acceptés là où le secret d’habitude s’impose et qui nous ont offert un moment de pure magie théâtrale, celle des émulsions multiples et des façons travaillées. Deux heures de partage, deux heures inoubliables.

 

Rendez-vous est pris pour le 27 février !... Il y aura toute la pièce, il y aura le public, il y aura le plaisir du spectacle abouti. Hâte de vous voir et de vous aimer encore !

 

Séance vue le 30 janvier 2020,

Frédéric Perez

 

 

 

A l’affiche dès le 27 février

Les jeudis à 20h45 et les dimanches à 18h00

 

15 rue du Maine, Paris 14ème

01.43.27.88.61 www.guichetmontparnasse.com

 

 

Photo © Valérie Borie

Photo © Valérie Borie

Photo © Valérie Borie

Photo © Valérie Borie

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