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Un spectacle totalement fou, vraiment barge, proprement décapant et sournoisement irrévérencieux, se gaussant allègrement de la bienpensance et nous emportant dans un tourbillon de rires tellement son audace est d’une drôlerie incroyable. On n'en croit pas nos yeux et nos oreilles et pourtant si, ils l’ont fait !...

 

« Il n’y a qu’au Rond-Point qu’on peut voir ça » a dit ma voisine en se levant, le sourire radieux et les yeux pétillants. Je pense comme elle et sans doute que nous n’étions pas les seuls.

 

Un week-end familial à la campagne qui vire sauvage, sans culottes et sans soutiens gorges. La voiture était toute neuve pourtant. Vaut mieux en rire et en chanter !

 

Lubrique, obscène, grossier mais pas vulgaire, cet OPÉRAPORNO joue dans la cour d’un hyperréalisme suggéré et d’un surréalisme aux allures dadaïstes empruntant la provocation pour brosser une théâtralité impertinente et savoureuse.

 

L’auteur Pierre Guillois ose proposer une anti-esthétique du sexe en apportant par traits appuyés une transgression manifeste des tabous qui l’entoure, des fantasmes qui le colorent et des désirs qu’il enfouit loin profond dans ses refoulements. Nos inconscients ont sans doute été mis à rude épreuve pour que nos rires soient si nombreux et frénétiques. J’ai demandé au mien ce qu’il en a pensé franchement, il n’a pas voulu répondre, ce sot.

 

Ah ça, tout y passe !... Dans la famille « OPÉRAPORNO » je veux : La grand-mère, le père, le fils, la belle-mère… ? Bonne pioche ! C’est bien simple, je parie que la morale s’est sauvée en coulisse pour aller rire sans qu’on la voit.

 

Le texte est bien ficelé. Les répliques fusent, les allusions sont légion, les confusions s’amusent et les situations explicites jouent de leurs dévoilements. Mais l’affaire ne serait pas tout à fait réussie sans l’apport de la musique instrumentale et vocale qui enveloppe adroitement le spectacle et le sublime dans l’imaginaire de la représentation théâtrale.

 

La distribution est brillante. Les jeux de comédie comme les chants solo, en duo ou chorale sont justes et de qualité. Elle et ils débordent d’un enthousiasme communicatif et… jouissif ! Chapeau bas les artistes !

 

Un vent d’impertinence extrême souffle sur ce temps de folie, un spectacle incontournable pour le plaisir du rire crâne et intrépide.

 

 

Texte et mise en scène de Pierre Guillois. Composition musicale de Nicolas Ducloux. Costumes de Axel Aust, assisté de Camille Pénager. Lumières de Marie-Hélène Pinon. Son et régie son de Loïc Le Cadre. Scénographie de Audrey Vuong assistée de Gérald Ascargorta.

Au piano : Nicolas Ducloux et au violoncelle : Jérôme Huille en alternance avec Grégoire Korniluk.

Avec Jean-Paul Muel, Lara Neumann, Flannan Obé et François-Michel Van Der Rest.


 


Du mardi au samedi à 21h00 et le dimanche à 15h00

(Relâches les 25 mars, 1er et 3 avril)

2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ème

01.44.95.98.21 - www.theatredurondpoint

 

- Photo @ Fabienne Rappeneau -

- Photo @ Fabienne Rappeneau -

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