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Se promener dans un Paris tendre, coloré et plein de surprises, c’est ce que nous offre la nouvelle exposition consacrée à Agnès Varda, « Le Paris d’Agnès Varda » au Musée Carnavalet. Dès les premières vitrines, un souffle vivant nous enveloppe, une impression de proximité, des images familières, des éclats de rue, des visages aux regards intenses. Tout nous invite dans une version intime et vibrante de la capitale.
Ce qui séduit d’abord, c’est cette simplicité. Pas de grandes envolées, mais une sincérité qui touche. Le parcours alterne projections, photographies, croquis, petits objets. Chaque élément fonctionne comme un clin d’œil discret, un miroir chaleureux du regard de Varda sur la ville. On sent que l’artiste a aimé Paris comme on aime un compagnon de toujours, parfois agacée, souvent émerveillée.
La scénographie, toute en fluidité, donne l’impression d’une promenade. Les textes explicatifs ne nous assomment pas, ils murmurent comme des confidences. On passe d’un calque de plan à une icône populaire, d’un souvenir personnel à une anecdote de cinéma. L’ensemble s’imbrique avec naturel.
Au-delà de l’image répandue d’un Musée Carnavalet un peu figé, parfois trop appliqué dans son hommage à l’histoire parisienne, ici, l’exposition casse un peu ce formalisme. Elle apporte une bouffée d’air, une pointe de fantaisie, et surtout une belle légèreté. On y redécouvre le musée autrement, comme si Agnès Varda nous ménageait ses petits secrets, ses clins d’œil espiègles. Les visiteurs peu ou pas cinéphiles ne résisteront pas à ce charme discret, perché entre réel et rêverie.
Cette exposition réussit le pari, s’il en est, de redonner un supplément d’amour pour Paris, à travers des instants capturés, des émotions sincères, une vision personnelle. On sort avec le désir curieux de quelques lieux à revoir ou à deviner au détour d’une rue. Le Paris d’Agnès Varda, c’est un Paris simple, malicieux et sincère, sans doute à la manière d’Agnès Varda elle-même.
Exposition vue le 20 aout 2025
Frédéric Perez
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