/image%2F1888510%2F20260317%2Fob_53abc7_bengt-fransson.jpg)
Bengt Fransson, peintre suédois du début du XXᵉ siècle, construit ses scènes d’intérieur par la couleur et la lumière plutôt que par la perspective. Les volumes restent simplifiés, parfois à la limite de la dissolution, au profit d’une lecture globale.
Sa touche, visible et fragmentée, juxtapose de petites masses de couleur. Elle ne dessine pas le contour, elle organise les rapports chromatiques. Les figures deviennent des éléments plastiques au service de l’équilibre de l’ensemble, dominé par des contrastes de tons chauds et froids.
La palette privilégie les rouges, ocres et jaunes, opposés à des gris colorés et à des noirs atténués. La lumière est diffuse, répartie sur la surface, modulant les valeurs sans source unique.
L’influence de l’impressionnisme et du post-impressionnisme se lit dans l’attention portée à l’ambiance et au rythme des masses colorées, sans recherche de naturalisme. La scène se reconstruit par la peinture plutôt qu’elle ne se décrit.
Ce que j'aime particulièrement dans ses œuvres, c’est la clarté à distance. Des images rythmées par la couleur et la composition, plus que par le détail ou la narration.
Frédéric Perez
/image%2F1888510%2F20151102%2Fob_25821c_theatre.jpeg)