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Une comédie déjantée et perchée haut dans les sphères d'un non-sens ravageur, plongée dans l'absurde qui pétille, baignée de dérèglements langagiers mesurés, de sourires en coin et de faux-semblants qui s’effritent.
« Un couple, heureux en apparence, voit son quotidien troublé par les bruits d’un voisin dépressif quitté par sa femme, entrainant de multiples bouleversements dans leur quiétude. L’intrusion d’une femme mystérieuse, excentrique et sentimentale vient rebattre les cartes de ce trio. La possibilité de former deux couples va alors être étudiée avec application, rigueur et humour. Désormais leur nouvelle devise : ’’ Un pour tous, tous pour l’immeuble’’ »
Cette pièce est une comédie d’appartement à plusieurs étages de lecture, qui interroge sans qu'on y prenne garde sur ce que vivre ensemble veut dire. "Un pour tous, tous pour l’immeuble" disent-ils.
Le texte de Thierry Mourjan qui assure la mise en scène, est piqué de drôleries surréalistes et creuse la fine cloison entre la raison bien rangée et le désordre volubile de l'irraison classieuse.
L'auteur Thierry Mourjan ne cherche jamais l’effet spectaculaire et débordant, il préfère le décalage, les dialogues remplis d’implicite, les quiproquos de structure. L’humour y est traversant, ciselé, jamais cynique. On sourit et on rit souvent.
L’intrigue se développe comme une équation sentimentale, avec méthode et fantaisie. Une sorte d’étude de cas sur la norme affective et les conventions sociales, menée avec ténacité et un bon peu de second degré. C'est une jonglerie de poncifs, de lieux communs et de formules téléphonées. Un foutoir ordonné de bons mots et d'expressions piquantes. C'est ravageusement drôle.
Une pièce curieuse et originale mise en vie et interprétée avec précision. Une drôle et surprenante découverte.
Spectacle vu le 13 juillet 2025
Frédéric Perez
Texte, mise en scène et création son de Thierry Mourjan. Scénographie de Christine Casile.
Avec Xavier de Guillebon, Maud Imbert, Jérôme Keen et Sylvia Roux.
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