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Sur scène, ça chante, ça danse, ça déborde. Ça pétille, ça s’enflamme et surtout ça rit ! Le rire comme fil d’Ariane dans la folie du monde.
« À plumes, à poils et sans tabou, Les Mauvais Élèves reviennent avec une création explosive où le cabaret flirte avec la tragédie grecque. D’un côté Sophocle, Sénèque, Euripide, de l’autre quatre artistes survoltés qui chantent, dansent, déclament, effeuillent et détournent les mythes avec panache. Ici, les héros saignent sous les stroboscopes, et les dieux tombent le masque… mais jamais les plumes ! »
Avec ce spectacle, la compagnie Les Mauvais Élèves livre une création allègre et complice, mise en scène par le tandem inclassable Shirley et Dino, artisans d’un théâtre populaire généreux et résolument décalé. Un spectacle où le rire devient mythologie, et où les mythes se réinventent à coups de plumes, de notes de swing et d’irrévérence joyeuse.
C’est un spectacle foutraque et libre, à mi-chemin entre la revue musicale, le théâtre de tréteaux et le cabaret burlesque. Il y a du music-hall, du théâtre de boulevard, de l’opérette revisitée, de l’improvisation maîtrisée, du costume clinquant… mais derrière le strass, un humour finement ciselé et une pensée construite du spectacle vivant.
Sur scène, Valérian Behar-Bonnet, Élisa Benizio, Bérénice Coudy et Antoine Richard forment un quatuor à l'énergie spectaculaire. Ils chantent, dansent et incarnent des personnages mythiques au sens large, dieux grecs et stars oubliées, figures historiques et divas de pacotille ou encore tragédiens en panne. Chaque tableau est un décalage maîtrisé, une relecture burlesque des grandes figures du panthéon culturel. Hercule fait sa Dalida, Médée du stand-up, Zeus devient crooner de cabaret… Rien n’est sacré, tout est joué et rejoué.
La patte Shirley et Dino est là, reconnaissable entre mille. Ce mélange de naïveté feinte, de clins d’œil au théâtre d’antan, de gags visuels à contretemps, d’accidents scénographiques volontairement orchestrés. Au-delà de la parodie, il y a comme une forme de poésie comique. Un art de l’imperfection maîtrisée. Le faux raté devient source d’enchantement, et l’on rit non pas malgré la catastrophe, mais grâce à elle.
Un moment sympathique de théâtre burlesque où le rire devient un acte de résistance joyeuse, une fête, une offrande. Le public rit, applaudit et en redemande.
Spectacle vu le 8 juillet 2025
Frédéric Perez
Création Les Mauvais Elèves. Mise en scène de Shirley et Dino. Création lumière de Jacques Rouveyrollis.
Avec Valérian Behar-Bonnet, Elisa Benizio, Bérénice Coudy et Antoine Richard.
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